Les virus – Soigner une verrue


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, tudes…) : Gnralits / I) Particularits des virus / II) L’origine des virus / III) L’intrt des virus / IV) Structure des virus / V) Les cycles biologiques viraux / VI) Les virus ADN / VII) Les virus ARN / VIII) Les bactriophages / IX) Les viroses animales et vgtales / X) Le cancer et les virus / XI) Les zoonoses virales / XII) Classification des virus / Les virus l’origine de maladies hydriques /

☞ Une pizootie frappe le Maroc : la peste des petits ruminants /
☞ Un nouvel anctre viral de l’homme /
☞ Virus Ebola : enfin un traitement efficace en vue /
☞ Lpidmie du sida. Mondialisation des risques, transformations de la sant publique et dveloppement /
☞ Impacts des changements climatiques sur les arboviroses dans une le tropicale en dveloppement (Mayotte) /
☞ Un virus responsable d’une maladie mergente en Chine /
☞ Peste bovine : premire maladie animale officiellement radique /
☞ Lradication de la peste bovine, un soulagement humain et conomique /
☞ volution au laboratoire : un virus devient mortel en 12 jours /
☞ Le papillomavirus, cest principalement une affaire dhommes /
☞ Le virus de Schmallenberg, ce nouveau venu si mal connu… /
☞ Schmallenberg : un nouveau virus dans les levages dEurope /
☞ Des ARN interfrents contre les infections morbillivirus /
☞ Infection nouveau coronavirus (MERS-CoV)(SRAS) /
☞ Virus Chikungunya dans les les franaises des Carabes (Saint-Martin, Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthlemy) et en Guyane /
☞ Les pithovirus, des virus gants qui bousculent nos ides sur le vivant /
☞ Guine : l’pidmie de fivre Ebola a atteint la capitale Conakry 1.5 million d’habitants, mortalit 50 90 % ! /
☞ Fivre hmorragique virale virus Ebola – Le point sur la situation pidmiologique au 10 avril 2014 /
☞ Fivre hmorragique virus Ebola – Point de situation au 23 avril 2014 /
☞ Fivre hmorragique virale (FHV) virus Ebola – Point de situation au 28 mai 2014 /
☞ Fivre hmorragique virale (FHV) virus Ebola – Point de situation au 18 juin 2014 /
☞ Fivre hmorragique virale (FHV) virus Ebola – Point de situation au 23 juillet 2014 /
☞ l’attention des journalistes qui crivent des conneries :

1) Fivre hmorragique virale (FHV) virus Ebola (INVS)
2) Point de vue : Ebola : le mensonge gnralis

☞ L’pidmie d’Ebola a fait 2 097 morts sur 3 944 cas confirms, selon l’OMS /
☞ Le Virus Ebola, et lpidmie 2014 /
☞ Fivre hmorragique virale (FHV) virus Ebola – Point de situation Afrique de l’Ouest au 3 septembre 2014 /
☞ Fivre hmorragique virale (FHV) virus Ebola – Point de situation Afrique de l’Ouest au 1er octobre 2014 /
☞ Obama, Ebola et les non-dits : par exemple, les 3000 militaires amricains ont dj t vaccins ? /
☞ Ebola : menace relle ou manipulation ? /
☞ Ebola et les dfaillances des systmes de sant africains /
☞ Virus Ebola – Point pidmiologique en Afrique de l’Ouest au 15 dcembre 2014. /
☞ Virus Ebola – Point pidmiologique en Afrique de l’Ouest au 13 janvier 2015. /
☞ La rage, une maladie toujours dactualit /
☞ Virus Ebola – Point pidmiologique en Afrique de l’Ouest au 20 janvier 2015. /
☞ « Bourbon », nouveau virus mortel transmis par les tiques /
☞ Aedes albopictus et le risque arbovirus en France mtropolitaine : la ncessit dune surveillance intgre /
☞ Zika, Chikungunya /

Corrlats /

Les virus sont des particules extrmement petites (diamtre compris entre 15 et quelques centaines de nanomtres), constitues d’un acide nuclique ARN ou ADN (mono ou bicatnaire) inclus dans une capside protique.

Virus d’Ebola (Novembre 2005, on vient de dcouvrir que les
rservoirs de ce virus taient trois espces de roussettes)

Les virus sont des parasites obligatoires des cellules vivantes. Ils ne peuvent se dvelopper qu’avec la collaboration force de leur hte.

La forme libre du virus, c’est–dire hors de l’hte, est appele virion. Cette forme contient peu ou pas d’enzymes et ne peut se reproduire indpendamment d’une cellule vivante.

Dans la forme intracellulaire, le virus se comporte comme un acide nuclique en rplication, dtournant le mtabolisme de l’hte vers la synthse des composants viraux qui s’arrangent et composent des particules virales compltes et peuvent tre libres.

I) Particularits des virus

Les virus occupent une trange rgion indtermine entre le vivant et le non vivant.

Ils ressemblent au vivant puisqu’ils ont du matriel gntique et sont capables de mutations et de recombinaisons. Ils peuvent donc voluer et s’adapter des milieux en changement. Mais en mme temps, les virus sont acellulaires. Ils ne possdent ni ribosomes, ni machinerie mtabolique leur permettant de synthtiser des protines et de gnrer de l’nergie.

En l’absence de ces composants, les virus ne peuvent se reproduire qu’ l’intrieur de cellules htes et mme alors, leur mode de reproduction est unique.

On sait que les cellules se reproduisent en augmentant de taille, puis en se divisant en deux nouvelles cellules, chacune renfermant un assortiment complet des composants ncessaires la vie.

Les virus, par contre, sont dsassembls en leurs composants, c’est–dire en protines et acide nuclique ; la machinerie mtabolique de la cellule hte produit alors quelques dizaines quelques centaines de gnomes viraux et autant de capsides protiques qui constitueront les nouvelles enveloppes virales. Tous ces composants sont ensuite assembls et produisent de nouvelles particules virales dfinitives.

Les virus ne croissent pas. Il semble qu’ils n’obissent pas aux lois de la thermodynamique qui s’appliquent aux systmes ouverts.

Par ailleurs, les virus peuvent tre cristalliss. C’est l une proprit des minraux et des molcules organiques complexes, mais pas de la cellule vivante. Placs dans de bonnes conditions d’humidit et en prsence de cellules vivantes, les virus cristalliss deviennent rapidement infectieux et se mettent produire de nouvelles particules virales.

II) L’origine des virus

L’origine volutive des virus reste largement inconnue. Trois hypothses sont gnralement avances.

La premire propose que les virus soient des vestiges de l’volution qui ne se seraient pas dvelopps en cellules. Mais le fait que les virus n’obissent pas aux lois de la thermodynamique ne permet pas de retenir cette hypothse.

La seconde propose que les virus aient simplifi leur structure du fait de leur mode de vie comme parasites intracellulaires, se dbarrassant de la plupart de leurs constituants initiaux pour ne conserver que leur capside et leur matriel gntique.

La troisime hypothse propose que les virus seraient des gnes dserteurs qui doivent revenir dans leurs cellules d’origine pour s’y rpliquer. Les tenants de cette hypothse s’appuient sur le fait qu’il y a plus de similarit gntique entre un virus et une cellule hte qu’il n’y en a entre deux virus diffrents.

III) L’intrt des virus

Si l’on se place au seul point de vue que les virus, en dtruisant les cellules htes qu’ils infectent, provoquent des maladies graves ou des tumeurs, chez l’homme, les animaux qu’il lve ou les plantes qu’il cultive, les virus ne sont pas trs intressants…

Mais il est indniable que les virus jouent un rle fondamental (mme s’il est encore trop mal connu) sur l’volution des cellules vivantes. Beaucoup de gnomes viraux s’intgrent pendant un certain temps au gnome de la cellule hte, quand ils sont plus tard exciss et emballs dans de nouvelles particules virales, ils peuvent emmener avec eux des gnes de la cellule hte. Les virus peuvent donc transporter et incorporer ces gnes d’autres individus, voire d’autres espces. Cette hypothse est d’ailleurs vrifie puisque de nombreux gnes viraux sont devenus des parties intgrantes des gnomes de la plupart des espces vivantes. Il est donc probable que les virus aient fourni les gnes de protines et d’enzymes importantes aux cellules actuelles.

Pendant longtemps, on a pens que les ocans taient largement dpourvus de virus. Cela tenait au fait qu’on ne savait pas les isoler. Depuis qu’on a dcouvert des techniques d’ultracentrifugation trs performantes, on sait qu’il y aurait entre cent millions et un milliard de particules virales par millilitre d’eau de mer !

Ces virus sont probablement pour leur majorit des bactriophages dont le rle serait de contrler les populations de bactries marines et par voie de consquence d’interfrer sur les grands cycles biogochimiques marins (cycle du carbone, du phosphore, du soufre, etc.) et de rguler les flux de matire et d’nergie dans les ocans.

IV) Structure des virus

Tous les virions, mme ceux qui possdent d’autres constituants sont construits autour d’une nuclocapside central. Celle-ci est compose d’un acide nuclique ADN ou ARN, enferm dans une capside protique. Il existe quatre types de capsides.

Les capsides de forme icosadrique. Un icosadre est un polydre rgulier avec vingt faces triangulaires quilatrales et douze sommets (Adnovirus).

Les capsides hlicodales. Elles forment un cylindre protique creux. Elles sont rigides ou flexibles (Mosaque du tabac).

Les capsides enveloppes. L’enveloppe est une couche membranaire, souvent hrisse de spicules, qui confre au virus une forme sphrique, mme si la capside est hlicodale ou icosadrique (Virus de la grippe).

Les capsides complexes. Ces capsides prsentent une symtrie qui n’est ni compltement icosadrique, ni compltement hlicodale. Ces capsides peuvent porter des queues (Bactriophages) ou des parois complexes multicouches (Poxvirus de la vaccine).

V) Les cycles biologiques viraux

On connat chez les virus trois types de cycles reproductifs : le cycle lytique, le cycle lysogne et le cycle libration continue. Les deux premiers cycles concernent presque exclusivement des bactriophages.

Le cycle lytique se droule quand un virus envahit une cellule, se reproduit, puis se disperse par suite de la lyse de la cellule hte. Une cellule envahie par un virus lytique est presque invariablement tue en un court laps de temps.

Le cycle lysogne se droule quand un virus virulent ou lytique combine son matriel gntique avec celui de la cellule hte et devient de ce fait dormant. L’ADN du virus se rplique en mme temps que celui de la cellule hte laquelle porte le nom de cellule lysogne ; le virus ou phage est appel prophage. Certains stimulus conduisent le prophage devenir virulent et entamer un cycle lytique. La cellule lysogne est lyse et les particules virales sont libres.

Certaines bactries lysognes sont d’une grande importance pour la sant humaine. Par exemple, la bactrie responsable de la diphtrie, Corynebacterium diphtheriaen’labore la toxine responsable de cette maladie que si son ADN est infect par un prophage portant le gne qui code la toxine diphtrique. On note le mme phnomne chez Clostridium botulinumresponsable du botulisme et chez Streptococcus pyogenesl’agent de la scarlatine.

Le cycle libration continue est le fait de quelques phages et de beaucoup de virus animaux. Ces virus se reproduisent et sont librs sans interruption par des cellules htes qui demeurent intactes.

Les virus pntrent dans la cellule par endocytose. La vsicule d’endocytose fusionne avec un lysosome qui permet la libration de la capside virale, laquelle peut librer son matriel gntique dans le cytoplasme de la cellule hte. Le matriel gntique est rpliqu et utilis pour produire de nouvelles capsides incluant du matriel gntique viral pour former des nuclocapsides. Celles-ci sont transportes par le rticulum endoplasmique et l’appareil de Golgi de la cellule hte jusqu’ la membrane plasmique o la particule virale bourgeonne et est libre, entour d’une enveloppe membranaire provenant de la cellule hte.

Les virus de la grippe, des oreillons, de la rougeole ou de la rage ont de tels cycles libration continue.

VI) Les virus ADN

Chez les virus ADN, sitt que celui-ci est prsent dans une cellule hte, il s’incorpore au gnome de la cellule et en dtourne le fonctionnement son seul profit.

Une phase lytique complte qui va produire une centaine de virions nouveaux et s’achever par la lyse de la cellule dure une vingtaine de minutes.

Un certain nombre de virus ADN tablissent des infections chroniques ou latentes qui peuvent durer plusieurs dizaines d’annes. C’est le cas pour les virus de l’hpatite B, des herpesvirus, du virus de la rougeole, du virus d’Epstein Barr, du virus de la varicelle.

Au cours des infections virales latentes, le virus arrte de se multiplier et reste latent pendant un certain temps avant de redevenir actif. Ainsi le virus de l’herps simplex reste latent dans les ganglions avant de se ractiver et donner des boutons de fivre. Le virus de la varicelle, aprs des annes d’inactivit, donne lieu une maladie de peau : le zona.

Un petit nombre de virus (probablement variants) occasionnent des infections qui se droulent extrmement lentement. C’est le cas pour le virus de la rougeole qui, dix vingt ans aprs l’apparition de la maladie, provoque une dgnrescence du cerveau (Panencphalite sclrosante subaigu).

VII) Les virus ARN

On distingue gnralement trois types de virus ARN.

Dans le premier, la chane d’ARN sert directement d’ARN messager, permettant la fabrication de nouveaux virus par la cellule hte (Virus de la poliomylite).

Une quipe de microbiologistes amricains vient de mettre au point un virus de la poliomylite de synthse (Juillet 2002). L’quipe du Professeur Eckart Wimmer a mis au point ce virus partir des donnes sur le gnome de ce virus telles qu’on peut les obtenir sur Internet et avec du matriel achet par correspondance ! Le professeur Wimmer insiste sur le fait qu’avec relativement peu de moyens et quelques connaissances scientifiques, tout chacun pourrait « s’amuser » fabriquer de tels organismes. Notons que depuis dj plusieurs annes, on a mis au point un virus dans lequel on a inclus la squence de gne qui programme la fabrication d’un venin de scorpion.

Dans le deuxime, celui des rtrovirus, la chane d’ARN est recopie sous forme d’ADN qui s’intgre dans les chromosomes de la cellule hte d’o il dirige la synthse de nouveau virus (Virus du SIDA).

Le SIDA provoque une diminution des dfenses immunitaires et rend les individus extrmement vulnrables face l’attaque d’agents infectieux. Transmis par le sang et les scrtions sexuelles, ce rtrovirus s’attaquent aux lymphocytes T4, composants essentiels du systme immunitaire. Le virus responsable (VIH) a t isol en 1984. Un second virus (VIH 2), moins frquent, est galement connu. En 2002, on estime plus de vingt millions le nombre de victimes de cette pidmie. On estime que vers 2010, le SIDA aura fait plus de soixante-dix millions de victimes, ce qui en fera la plus terrible pidmie que l’espce humaine aura connue.

Dans le troisime, l’ARN doit tre transcrit sous forme d’ARN complmentaire qui pourra servir d’ARN messager dans la cellule hte (Virus de la grippe).

Le virus de la grippe est un orthomyxovirus. Comme la plupart des virus ARN, c’est un virus envelopp d’une membrane de nature lipidique qui, en fusionnant avec la membrane cytoplasmique, lui permet de pntrer dans la cellule hte. L’ARN du virus est transcrit en ARN messager par une enzyme (transcriptase), lequel peut tre copi (rpliqu) en ARN viral ou traduit en protines virales (capside). Ces diffrents lments s’assemblent proximit de la membrane cellulaire dans laquelle viennent s’intgrer des glycoprotines virales pour constituer une enveloppe virale.

La grippe se manifeste par une forte fivre d’installation rapide, accompagne d’algies diverses (maux de tte, courbatures, etc.), d’asthnie et de troubles respiratoires. Elle peut tre grave chez les sujets gs, les enfants, les diabtiques, les sujets immunodprims. Les consquences socio-conomiques de cette affection sont trs importantes (absentisme). La vaccination reste l’arme la plus efficace pour combattre la grippe, mme si, du fait des nombreuses mutations du virus, elle doit tre refaite tous les ans.

VIII) Les bactriophages

La plupart des bactriophages sont des virus ADN double brin, non envelopps (Myovirus, Siphovirus, Podovirus, Tectivirus, Corticovirus). Les plasmavirus sont des virus ADN double brin envelopps. Les inovirus et les microvirus sont des virus ADN simple brin. Les cystovirus sont des virus ARN double brin. Les levivirus sont des virus ARN simple brin.

On classe galement les bactriophages en fonction de leur morphologie : les phages icosadriques sans queue, les virus queue contractile, les virus queue non contractile et les phages filamenteux.

Dans l’industrie fromagre, on utilise frquemment des bactries lactiques (Lactococcus lactis et L. cremoris). Un des problmes majeurs qui se pose aux producteurs est que ces bactries sont rgulirement infectes par des bactriophages et que la production d’acide lactique partir du lactose s’arrte rapidement, rendant la fabrication du caill impossible. Les industriels sont donc contraints changer souvent leurs levains, utiliser des souches rsistantes aux phages et des techniques aseptiques pour rduire la contamination en phages.

La recherche de bactries pathognes ncessite souvent la mise en uvre de cultures difficiles et longues, quelquefois incompatibles avec l’urgence d’un diagnostic srologique. La dtection des phages est souvent plus facile. Comme les phages sont trs spcifiques des bactries qu’ils infectent, leur prsence permet coup sr de suspecter la prsence des bactries indsirables.

IX) Les viroses animales et vgtales

La premire tape de l’infection virale met en cause l’attachement de protines virales avec des rcepteurs spcifiques de la surface d’une cellule hte. cause de cette spcificit, les virus ne peuvent attaquer que des types particuliers de cellules chez une espce d’hte dtermine. Par exemple, le virus de la poliomylite ne peut infecter que les cellules nerveuses des humains et de quelques primates. Le virus de la grippe n’attaque que les cellules qui tapissent les voies respiratoires…

La mosaque du tabac, la ncrose du tabac, la mosaque de la luzerne, le nanisme du riz ou la frisole de la betterave sont des exemples de viroses vgtales. Les virus sont propags par le vent ou par des insectes.

Il est habituellement impossible de soigner les viroses vgtales. Seul le brlage des plants infects peut rduire ou enrayer l’pidmie.

Comme les cellules vgtales sont protges par des parois celluloso-pectiques, les virus ne peuvent infecter de nouvelles plantes qu’ la faveur d’une blessure laquelle est le plus souvent provoque par des insectes piqueurs (pucerons, cicadelles, etc.) ou broyeurs (criquets, etc.), des champignons parasites, de nmatodes, etc.

On connat des virus chez tous les groupes de vgtaux, y compris chez les myctes ou les algues unicellulaires.

On connat aussi de trs nombreux virus qui infectent des insectes. On utilise trois groupes de virus comme insecticides (lutte biologique) : les virus de la polydrose nuclaire, de la granulose et de la polydrose cytoplasmique. Ces virus ne semblent pas se rpliquer chez les animaux homothermes.

X) Le cancer et les virus

Les cancers sont un des problmes mdicaux les plus graves. Ils font l’objet d’un intrt et de recherches normes.

Une tumeur est une masse de tissus rsultant d’une noplasie, c’est–dire d’un dveloppement et d’une multiplication anormale de cellules nouvelles dus des drgulations dans les relations entre le cytoplasme et le noyau de la cellule.

Il y a deux types majeurs de tumeurs : les tumeurs dites bnignes, lorsque les cellules tumorales restent en place et les tumeurs dites malignes, lorsque les cellules tumorales migrent dans l’organisme, tablissant des tumeurs secondaires (mtastases).

Les gnes responsables des cancers sont appels oncognes. Ce sont des gnes mutants. La mutation peut tre induite par le vieillissement, par des substances absorbes (cancrognes) dans l’alimentation, dans l’exercice d’une profession, etc. ou par des infections virales.

On connat au moins deux rtrovirus responsables de leucmies humaines (HTLV I et HTLV II) ; l’herpesvirus d’Epstein Barr est responsable d’un cancer du pharynx ; le virus de l’hpatite B est associ un cancer du foie ; etc.

Il est trs probable que de trs nombreux cancers humains soient imputables des virus, sans pour autant que l’on puisse en apporter la preuve pour l’instant… De la mme faon que l’on a dcouvert, rcemment, l’implication de virus dans de nombreuses autres maladies auxquelles on n’attribuait pas de causes virales auparavant, comme le diabte juvnile (virus Coxackie), le diabte de la maturit (virus de la choriomningite lymphocytaire), l’athrosclrose (herpesvirus) ou l’arthrose (parvovirus humain).

Claude Leclerc, directrice de recherche l’Institut Pasteur:

« 25 % des cancers sont d’origine infectieuse »

Par Corinne BENSIMON / samedi 08 octobre 2005 (Libration – 06:00)

rsidente du comit cancer de l’Institut Pasteur, Claude Leclerc dirige des recherches sur la rgulation du systme immunitaire dans la perspective de mise au point de vaccins antitumoraux.

Est-ce l le premier vaccin mis au point contre un virus provoquant un cancer ?

Non, le second. On dispose dj d’un vaccin contre le virus de l’hpatite B qui protge notamment contre le cancer du foie qu’induit parfois cette infection.

Est-il frquent qu’un cancer soit provoqu par une infection ?

En ralit, oui. On estime aujourd’hui que 25 % des cas de cancer sont d’origine infectieuse.

Quels sont donc ces agents infectieux susceptibles d’tre cancrognes ?

On en a identifi sept, ce jour. Une bactrie et six virus. La bactrie, c’est Helicobacter pyloridont la dcouverte du rle dans l’ulcre gastrique vient d’tre couronne par le Nobel. L’infection par ce microbe volue, dans 1 % des cas, en cancer de l’estomac. Ct virus, il y a le virus-herps d’Epstein-Barr (EBV), du nom des deux chercheurs qui l’ont tudi dans les annes 1960 et qui ont mis en vidence son implication dans un cancer du sang. C’tait la premire fois qu’on tablissait une corrlation entre une infection et un cancer humain. Depuis, on a dcouvert que ce virus est associ certains cancers du naso-pharynx, que le rtrovirus nomm HTLV est associ des leucmies de l’adulte et certains lymphomes, et que le virus HHV8 est impliqu dans le sarcome de Kaposi, un cancer de la peau. Enfin, il y a les virus des hpatites B et C qui multiplient par 3 5 % le risque de cancer du foie et, bien sr, le papillomavirus, responsable de 99 % des cancers du col de l’utrus.

Comment un virus peut-il induire un cancer ?

En incitant la cellule qu’il infecte se multiplier, et ce faisant, le multiplier. C’est une stratgie classique de parasite : pousser son hte travailler sa propre reproduction. L’hte, en l’occurrence, c’est la cellule, dont le virus perturbe le cycle de vie de telle sorte qu’elle devient la source d’une ligne « immortelle », anormale, prolifrant l’infini.

Mais toute personne infecte par ces virus ne dveloppe pas un cancer…

Non. Cette volution dpend souvent d’autres cofacteurs, gntiques ou environnementaux, favorisant l’activation du virus. Et surtout, elle dpend de la rponse immunitaire de la personne infecte. Le plus souvent, les dfenses immunitaires reprent les cellules infectes voire les cellules tumorales et les dtruisent, et le virus disparat. Cependant, il est aussi possible que ces cellules ne soient pas repres. Alors, elles prolifrent. C’est la raison pour laquelle les personnes immunodprimes infectes par le virus du sida par exemple sont particulirement susceptibles de dvelopper des cancers.

Le cancer est une cible importante pour les vaccins du futur ?

Sans doute. Ici, il s’agit d’un vaccin « classique », qui amne le systme immunitaire reconnatre et liminer le virus. Mais il y a dans ce domaine d’autres stratgies l’tude : des vaccins thrapeutiques qui incitent le systme immunitaire s’attaquer aux cellules tumorales.

XI) Les zoonoses virales

Une zoonose est une maladie virale, microbienne ou parasitaire atteignant les animaux et pouvant tre transmise l’homme, soit directement partir du rservoir d’animaux malades (fces, urines, morsures, etc.), soit par l’intermdiaire d’un agent de transmission, assez souvent un insecte piqueur (moustique, tique, puce, etc.).

De nombreuses professions sont exposes des zoonoses graves, trop souvent mortelles. Les principales mesures prventives sont de nature prophylactique chez l’animal. Chez l’homme, elles sont de nature individuelle (port de masques, de gants, rgles d’hygine individuelle et collective, etc.) et mdicale (vaccination, srodiagnostic systmatique du personnel, etc.).

Parmi les zoonoses virales les plus connues, on peut citer la dengue, les grippes, l’hpatite A, les herps virus B, la fivre jaune ou vomito negro, la maladie d’Armstrong ou choriomningite lymphocytaire, les fivres hmorragiques dont Ebola et Lhassa, les fivres de Mayaro, les maladies de Marburg et de Newcastle, les pestes aviaires, le SRAS, la rage, la maladie de Chikungunya (en Souhali, Chikungunya veut dire marcher courb), etc.

XII) Classification des virus

Gnome

Caractristiques

Groupe

Exemple

Hte

Maladie

ADN Simple brin non envelopp Parvovirus Homme rythme
ADN Simple brin non envelopp Microvirus Bactries
ADN Double brin non envelopp Bactriophages Phage T4 Bactries
ADN Double brin non envelopp Adnovirus Homme Pharyngites
ADN Double brin non envelopp Papovirus Papillovirus Homme Verrue
ADN Double brin non envelopp SV40 Papillovirus Hamster Cancer
ADN Double brin envelopp Herpesvirus Epstein Barr Homme Mononuclose
ADN Double brin envelopp Herpesvirus HSV Homme Herps
ADN Double brin envelopp Herpesvirus VZV Homme Varicelle
ADN Double brin envelopp Poxvirus Homme Variole
ADN Double brin envelopp Poxvirus Vache Vaccine
ADN Double brin envelopp Poxvirus Lapin Myxomatose
ARN Simple brin non envelopp Virus des mosaques Vgtaux Mosaque
ARN Simple brin non envelopp Pivornavirus Poliovirus Homme Poliomylite
ARN Simple brin non envelopp Pivornavirus Echovirus Homme Pathologies diverses
ARN Simple brin non envelopp Pivornavirus Rhinovirus Homme Rhume
ARN Simple brin envelopp Togavirus Flavivirus Homme Fivre jaune
ARN Simple brin envelopp Togavirus Flavivirus Homme Dengue
ARN Simple brin envelopp Retrovirus VIH Homme SIDA
ARN Simple brin envelopp Retrovirus HTLV 1 et 2 Homme Leucmies
ARN Simple brin envelopp Paramyxovirus Influenza Homme Grippe
ARN Simple brin envelopp Paramyxovirus Virus ourlien Homme Oreillons
ARN Simple brin envelopp Paramyxovirus Virus morbillieux Homme Rougeole
ARN Simple brin envelopp Rhabdovirus Vertbrs Rage
ARN Simple brin envelopp Mononegavirus Filovirus Homme Ebola
ARN Double brin non envelopp Rovirus Homme Peu virulent
ARN Double brin envelopp Cystovirus Champignons

Les jeunes et le VIH/SIDA : Pouvons-nous viter la catastrophe ?
http://www.infoforhealth.org/pr/prf/fl12edsum.shtml

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Cours de virologie fondamentale :

http://virologie.fr/

http://anne.decoster.fr/d1viro/indexvir.html

http://www.chu-besancon.fr/virologie/sommaire_MSBM.html

http://www.chu-besancon.fr/virologie/Enseignement_DCEM1.html

http://www.chu-besancon.fr/virologie/Enseignement_DES.html

http://membres.lycos.fr/neb5000/VirologieI/page1.htm

Virus impliqus dans des pathologies humaines : http://www.123bio.net/cours/viro/index.html

Importance des virus dans les milieux lacustres :
http://jacquet.stephan.fr/Duhamel_INRAmensuel_2004.pdf

Les lentivirus : http://jc.goncalves.fr/lentivirus.htm

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L’AIL ET SES PROPRITS ANTIVIRALES :
http://www.cbb-developpement.com/00/17/1703.htm

Les virus amis ou ennemis ?
http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/biologie/d/les-virus-amis-ou-ennemis_840/c3/221/p1/

Un virus pour dtruire les cellules cancreuses
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/un-virus-pour-detruire-les-cellules-cancereuses_16761/

Dcouverte du premier virophage : un virus infectant d’autres virus
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/decouverte-du-premier-virophage-un-virus-infectant-dautres-virus_16380/


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