Mon vieux chien a des verrues – Soigner une verrue


Question de Sylviane

Bonjour,

Mon chien a plusieurs petites verrues de vieillesse dissimulées sur son corps. C’est un bichon frisé de 14 ans. L’une d’elles, sur sa tête, a grossi dans la dernière année. Elle mesure autour de 8mm et ressemble à un petit chou-fleur rose. Cependant, hier j’ai remarqué qu’elle a changé d’allure: une moitié de la verrue est complètement noire. Elle semble avoir saigné légèrement… ce n’est vraiment pas très beau.

Compte tenu de son âge, il n’est pas question de trop investiguer ni de l’anesthésier pour enlever cette fichue verrue qui, par ailleurs, ne semble pas l’incommoder. Se pourrait-il que la partie noire se détache d’elle-même avec le temps ou puis-je appliquer quelque chose dessus pour la faire disparaître?

Réponse de l’experte

Bonjour Sylviane,

Même à l’âge vénérable de votre bichon, je dois vous conseiller de faire enlever chirurgicalement la masse suspecte. C’est la façon la plus prudente d’agir. Pourquoi? Le changement d’aspect récent et le fait que la masse saigne pourraient être des indications que c’est une petite tumeur à laquelle nous avons affaire, et non à une simple verrue.

Verrues et excroissances : à surveiller chez le chien

Les jeunes chiens, mais aussi ceux plus âgés, peuvent présenter des verrues ou excroissances sur la peau. Toutes ne nécessitent pas qu’elles soient retirées, en fonction de leur origine, leur nature ou leur localisation. Ce que déterminera le diagnostic du vétérinaire lors d’une consultation prise en charge par l’assurance santé animale du chien.

Plusieurs types d’excroissances – en forme de chou fleur – peuvent apparaître en divers endroits du corps sur la peau du chien. Une consultation vétérinaire permettra au praticien d’en définir l’origine. Car cela n’a rien à voir avec des piqûres d’insectes, voire des tumeurs bénignes.

Les verrues chez le chien : des tumeurs d’origines graisseuse

Plusieurs types existent en effet. Il y a tout d’abord les verrues. Ce sont des tumeurs d’origine graisseuses (lipomes). Elles sont généralement bénignes. Elles apparaissent fréquemment chez les chiens âgés. Avec une prédominance chez les animaux seniors souffrant d’obésité.

Les papillomes viraux chez le chien correspondent à ce qu’on appelle  » les verrues  » chez l’être humain.

Ces excroissances peuvent aussi être d’origine virale, transmissibles donc d’un chien à un autre..

Chez un jeune chien, celles-ci peuvent régresser (régressions spontanées) sans l’aide de traitement spécifique. Les papillomes peuvent être douloureux pour le chien et être à l’origine de boiterie, entre autres, selon leur localisation.

Mais mieux vaut consulter le vétérinaire tout de même sans attendre. Car elles peuvent se loger également dans la bouche et le pourtour de la cavité buccale, entraînant alors parfois une gêne à la mastication.

Les jeunes chiens peuvent aussi présenter un petit nodule, bénin lui de même, que l’on appelle histiocytome.

Comment soigner une verrue chez le chien ?

Si vous remarquez la présence d’une verrue ou d’une excroissance quelconque, il est important de veiller qu’elle ne gène pas l’animal, suivant sa localisation. Ensuite, qu’ilne risque pas de  » l’arracher  » en se grattant. Et surtout que la taille de celle-ci n’augmente pas dans le temps.

Le vétérinaire pourra procéder à un traitement de type chirurgical pour la faire enlever, remboursé par l’assurance santé chien. Il faut donc consulter dès que l’on remarque ce type de  » lésion « .

Mastocytome : une tumeur de pronositic variable chez le chien

Le mastocytome fait pour sa part des parties des petites tumeurs. Elle peut se remarquer au niveau de la peau ou bien sous celle-ci.

Les mastocytomes représentent jusqu’à 21 % des tumeurs de la peau chez le chien. Elles seraient plus rares chez le chat. Cela peut affaiblir le système immunitaire et la défense immunitaire.

Certaines races présentent des prédispositions comme le shar-pei, le Kerry Blue Terrier, le boxer ou encore le labrador et le golden retriever.

Leur gravité dépend de leur grade.

Un examen cytologique pratiqué par le vétérinaire est nécessaire. Cela permettra donc de définir le « degré d’atteinte », témoin de l’état de l’évolution de cette tumeur et le traitement à mettre en place : local et/ou chirurgical.

A noter que leur présence peut s’accompagner d’autres symptômes (troubles digestifs, manque d’appétit…).

Des races de chien prédisposées

Certains chiens y sont prédisposés : les jeunes chiens, principalement en ce qui concernes les papillomes (orales, buccales) : golden retriever, boxer, husky…

Mais aussi les chiens immunodéprimés ainsi que les chiens âgés . Cela se remarque notamment chez les Cockers Spaniel et les Kerry Blue terriers.

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Papillomatose du chien

La papillomatose du chien est un problème de peau le plus souvent bénin, mais qui peut néanmoins être difficile à soigner. Cette maladie se caractérise par l’apparition de papillomes sur la peau du chien : ce sont des tumeurs bénignes plus simplement appelées  » verrues « .

Qu’est-ce que la papillomatose du chien ?

Au même titre que la pyodermite du chien, la papillomatose est une maladie de peau qui touche assez souvent la race canine. Elle se caractérise par l’apparition de verrues sur la peau du chien. Bien que bénigne la plupart du temps, cette maladie nécessite malgré tout une certaine surveillance médicale.

La papillomatose est une maladie virale caractérisée par l’apparition de papillomes sur la peau du chien. Un papillome est une tumeur, souvent bénigne, qui prend la forme d’un kyste chez le chien, souvent en forme de chou-fleur. Ce kyste est déclenché par le papillomavirus, un virus hautement contagieux.

Bon à savoir : si les verrues humaines sont également causées par le papillomavirus, le virus qui touche les chiens est propre à leur espèce. Cela signifie que les verrues du chien ne sont pas contagieuses pour l’homme.

Causes de papillomatose du chien

Si votre chien a des verrues, cela signifie qu’il a été en contact avec le papillomavirus. Ce virus très résistant et hautement contagieux se transmet par différentes voies :

  • par contact direct, notamment si deux chiens se lèchent ;
  • par contact avec une surface souillée par le virus ;
  • par piqûre d’insecte.

Seul un chien blessé peut contracter la papillomatose. Le virus se propage en effet par la blessure du chien à travers sa plaie. Un chien à la peau saine ne peut donc pas contracter le virus.

Bon à savoir : les chiens dont le système immunitaire est faible sont plus susceptibles de souffrir de papillomatose. Voilà pourquoi on retrouve davantage de verrues chez les chiots, chez les chiens âgés ou encore chez les chiens malades ou immunodépressifs.

Comment reconnaître la papillomatose chez le chien ?

Plus vite on identifie les verrues chez un chien, plus vite on pourra les soigner.

Les papillomes du chien sont assez aisément reconnaissables. Différents signes peuvent vous y aider :

  • la verrue du chien prend souvent la forme d’un chou-fleur, mais elle peut aussi être plate ;
  • les verrues sont souvent noires ou de couleur marron, mais elles peuvent aussi être blanches ou rosées ;
  • les verrues peuvent apparaître sur la peau (dans une ancienne plaie) ou dans les muqueuses (notamment à l’intérieur de la gueule, voire parfois dans la paupière) ;
  • la verrue peut être unique ou se développer en grand nombre.

Le papillome ne déclenche pas toujours de prurit chez le chien, mais sa présence peut parfois gêner le déplacement, voire l’alimentation du chien dans certains cas. Il arrive également que la verrue soit douloureuse (notamment si elle est située dans la bouche).

De manière générale, mieux vaut consulter un vétérinaire lorsque vous trouvez un kyste ou une masse inhabituelle sur la peau ou dans la gueule de votre chien.

Papillomatose du chien : diagnostic et traitements

Si la plupart des verrues sont bénignes, il ne faut pas oublier que le papillomavirus est contagieux. Par ailleurs, la présence de verrues peut parfois entraîner des douleurs chez le chien. Il convient donc de toujours faire examiner une verrue du chien et de la traiter dans les plus brefs délais.

Diagnostic de la papillomatose du chien

Il est indispensable de consulter un vétérinaire en présence d’un kyste sur le chien. Un examen clinique peut suffire à confirmer la papillomatose, mais certains vétérinaires préfèrent pratiquer une biopsie pour s’assurer que les tumeurs ne sont pas malignes.

Il arrive qu’une tumeur du chien soit prise pour un papillome, ce qui peut retarder le diagnostic d’un cancer chez le chien. En la matière, mieux vaut être prudent !

Traitements des verrues chez le chien

Une fois le diagnostic confirmé, le vétérinaire va pouvoir vous proposer un traitement des papillomes.

Selon les cas et la gravité des verrues, le traitement peut consister en :

  • l’isolement temporaire du chien, pour éviter la contagion ;
  • un traitement des papillomes sous forme de pommade ;
  • un traitement antibiotique ;
  • un traitement chirurgical peut être nécessaire dans les cas les plus avancés ;
  • certains traitements homéopathiques sont parfois utilisés pour soigner les verrues. Consultez un vétérinaire homéopathe pour en savoir plus.

À noter : chez le chiot, il arrive que les verrues régressent d’elles-mêmes (quand le système immunitaire de l’animal s’active), même si ce n’est pas toujours le cas.

Chez le chien adulte ou âgé, la présence de verrues est souvent signe d’une faiblesse immunitaire. Si les papillomes en eux-mêmes sont donc souvent bénins, le maître doit bien interpréter leur présence comme le signe d’un affaiblissement de l’organisme de son chien. D’où l’importance de consulter un vétérinaire pour faire un bilan de son état de santé.

Bon à savoir : dans de rares cas, il arrive que des papillomes évoluent en lésions cancéreuses. D’où l’importance de toujours traiter les verrues d’un chien.

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Les verrues se présentent sous la forme de petites boules qui peuvent être planes ou rugueuses et qui sont dues aux virus papillomavirus. Ces petites tumeurs bénignes sont sans gravité et se développent en milieux humides comme les piscines, les chaussures lorsqu’on transpire, et sont des microtraumatismes comme des coupures. Les verrues sont particulièrement résistantes et beaucoup de traitements n’ont aucun effet sur elles. Dans la majorité des cas, elles disparaissent d’elles-mêmes après quelques semaines ou quelques mois.

A lire aussi : Verrue séborrhéique : les solutions naturelles

Que faire si une verrue saigne ?

Quelle que soit la localisation de la verrue ou sa forme, il est très important de ne pas tenter de l’enlever seul. Le fait de gratter la verrue ou d’essayer de la brûler pourrait favoriser sa propagation, mais aussi créer des saignements. Dans le cas des verrues plantaires, de petits points noirs apparaissent généralement au centre de la verrue. Il s’agit de vaisseaux qui pourraient saigner et propager le virus si vous appliquez un sparadrap que vous arrachez ensuite, ou si vous essayez de couper votre verrue. Si votre verrue saigne, appliquez un désinfectant et laissez-la à l’air libre afin de la faire sécher. Vous pourrez ensuite la protéger à l’aide d’un pansement en prenant garde que la partie adhésive ne soit pas en contact avec la verrue.

Les verrues : les causes et les différentes formes

  • L’électrocoagulation superficielle est surtout utile en cas de verrues multiples. Elle nécessite un bistouri électrique et se pratique sous anesthésie locale ;
  • Le laser au gaz carbonique est parfois indiqué ;
  • D’autres méthodes sont parfois utilisées en cas de verrues très nombreuses.
  • Toute verrue atypique qui s’étend, provoque des grattements, saigne ou apparaît sur un grain de beauté, doit être enlevée et examinée par un anatomo-pathologiste.

    Les verrues filiformes

    Plus fines que les verrues vulgaires, elles sont généralement situées au niveau du visage, autour de la bouche et surtout du cou, sur les zones de rasage. Ces verrues sont beaucoup plus fréquentes chez les hommes.

    Leur traitement est similaire à celui des verrues vulgaires.

    Les verrues planes

    Il s’agit de micropapules, rose foncé, légèrement saillantes, à peine visibles au début, qui finissent par atteindre un diamètre de 1 à 2 mm. Elles siègent surtout sur le front, les mains et les doigts.

    Leur traitement est celui d’une affection esthétique.

    Il repose sur :

    • L’application de pommades ;
    • L’étincelage qui est une technique d’électrocoagulation très rapide, très superficielle et très fine.

    Les verrues plantaires

    Beaucoup plus invalidantes, douloureuses à la pression et handicapant la marche du patient, les verrues plantaires atteignent la plante des pieds. D’aspect polymorphe, elles ressemblent souvent à un durillon banal.
    Deux signes permettent de les reconnaître :

    • La rupture du dessin normal des sillons épidermiques de la plante du pied par la verrue qui présente une « margelle périphérique » ;
    • La douleur provoquée à la pression forte de la verrue.

    Le traitement fait appel à l’application de topiques kératolytiques ou à l’application d’azote liquide ou plus rarement à l’électrocoagulation.

    Les végétations vénériennes ou « crêtes de coq »

    Ces végétations, ou condylomes acuminés, proliférations papillomateuses très fréquentes, atteignent aussi bien l’homme que la femme. Elles sont en général bénignes mais extrêmement récidivantes.

    La transmission se fait par voie sexuelle, mais la période d’incubation est très longue (3 semaines à 1 an). Elles peuvent donc se voir chez des personnes n’ayant pas eu d’activité sexuelle depuis longtemps. Le port du préservatif permet de se protéger contre les condylomes. Les personnes se sachant porteuses de condylomes doivent protéger leurs partenaires en portant un préservatif lors des rapports.

    Par ailleurs, le pouvoir cancérigène de certains papilloma virus fait l’objet d’études très poussées. L’association condylome génitaux et dysplasie du col utérin ( lésion précancéreuse) est fréquente. La coexistence des condylomes avec des cancers du col in situ évoque la possibilité de la transmission sexuelle d’un facteur favorisant le cancer. La détection précoce des anomalies, grâce aux frottis cervicaux, est la meilleure protection contre le cancer du col de l’utérus.

    Les condylomes siègent chez l’homme au niveau du gland, du frein, du prépuce, du méat et surtout au niveau du sillon balano-préputial. Chez la femme, on les voit au niveau de la vulve et parfois du vagin, du col de l’utérus. L’anus est souvent atteint dans les deux sexes. Il existe des condylomes microscopiques qui ne peuvent être détectés à l’oeil nu.

    Le traitement pourra être fait par application locale à la surface des lésions de podophyllotoxine ou de fluorouracile . Ces substances ont des propriétés anticancéreuses qui inhibent la prolifération des cellules infectées par le virus. Le dermatologue peut aussi appliquer localement de l’acide trichloracétique.

    Le dernier médicament arrivé sur le marché, l’ Imiquimod , a un mode d’action un peu différent : c’est un immunomodulateur, c’est-à-dire une substance capable de favoriser la production certaines substances impliquées dans les défenses immunitaires naturelles ( interféron alpha et cytokines ).

    Il existe aussi des techniques assez efficaces qui peuvent être pratiquée avant l’utilisation des pommades ou lotions citées plus haut. Il s’agit de l’électrocoagulation, la cryothérapie ou le laser.

    Comme dans toute maladie vénérienne, le médecin doit penser à traiter le ou les partenaires afin d’éviter les réinfestations. Pour les rapports sexuels, l’utilisation de préservatifs est indispensable pour éviter la contagion pendant le traitement mais aussi plusieurs mois après.

    Ecrit par:

    Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso

    Médecin généraliste

    Ecrit par:

    Dr Lyonel Rossant

    Pédiatre

    Ecrit par:

    Révision médicale effectuée par le Dr Jesus Cardenas

    Mis à jour le 31 mai 2016

    Top 10 des idées reçues sur les verrues

    Bénignes mais fréquentes, elles touchent un Français sur quatre. Leur mode de transmission reste mystérieux, tout comme les moyens de les déloger.

    1. Les verrues sont contagieuses

    VRAI
    Mais pas autant qu’on le pense. Elles sont provoquées par un virus, le papillomavirus humain (Human papillomavirus ou HPV), mais il faut des contacts prolongés et répétés pour qu’il se propage. C’est surtout si elles ont été grattées et qu’elles saignent, mais aussi quand elles commencent à être traitées par abrasion, qu’elles peuvent se transmettre. La propagation peut se faire en contact direct peau à peau ou à travers les objets contaminés par le virus. Ainsi, quand une verrue est traitée avec une lime ou une pierre ponce, le virus HPV se retrouve dessus. Problème : à ce jour, aucun produit ne permet de décontaminer les objets ou les surfaces où se trouve le HPV. Eau de Javel, alcool ou autres produits d’entretien, tout est parfaitement inefficace ! On pense que sa durée de vie peut être de l’ordre de quelques heures à l’air libre. Mais comme on ne sait pas aujourd’hui cultiver le HPV en laboratoire, il reste assez mystérieux.

    2. On les attrape surtout à la piscine

    VRAI et FAUX
    On pensait depuis longtemps que la piscine était un haut lieu de transmission des verrues. C’est vrai en partie, car certains sous-types du virus HPV se développent plus en milieu humide et entrent dans la peau par des microlésions (fissures, crevasses), sur les pieds notamment.

    Mais en 2009, une étude publiée dans le British Medical Journal of Dermatology n’a montré aucune association statistique entre le fait d’aller à la piscine et celui d’attraper des verrues. En revanche, le risque augmente lorsque d’autres enfants de la classe ou un membre de la famille en sont porteurs. Donc, à la maison, à chacun ses objets d’hygiène corporelle (serviette, pierre ponce) et pas de pieds nus !

    3. Elles sont plus fréquentes chez les enfants et les ados

    VRAI
    Elles touchent tout particulièrement les enfants de 5 à 15 ans, qui sont 50 à 70 % à développer des verrues, dont 20 à 30 % de verrues plantaires, selon la Société française de dermatologie. Les verrues étant causées par le virus HPV, et l’immunité se renforçant au fil des années, il est logique que les enfants et les adolescents en aient plus souvent que les adultes. À tout âge, une personne immunodéprimée par une maladie est plus susceptible de développer une verrue.

    4. Il y a des  » peaux à verrues « 

    VRAI
    Une étude conduite en 1996 par plusieurs dermatologues, dont le Dr Dominique Penso-Assathiany, dermatologue et membre de la Société française de dermatologie, a montré que les personnes atopiques (souffrant de rhinite allergique, d’asthme ou d’eczéma) avaient plus de risque d’en attraper. Pourquoi ? Sans doute parce qu’un déséquilibre immunitaire est à l’œuvre dans l’atopie et que la lutte contre le HPV se fait moins bien chez ces personnes.

    5. Ce ne sont pas les mêmes sur les pieds et sur les mains

    VRAI
    Il y a plusieurs types de verrues et, selon leur localisation, elles n’ont pas le même aspect. On peut distinguer deux grands types de verrues plantaires : les myrmécies (verrues enchâssées dans la peau et isolées, les plus douloureuses) et les verrues en mosaïque (présentation en plaques de plusieurs verrues superficielles). Sur les mains, c’est un HPV d’un autre type qui est en cause et qui provoque les verrues dites  » vulgaires « . Les verrues planes, lisses cette fois, peuvent se retrouver sur les jambes, les avant-bras, les mains et le visage. Enfin, les verrues génitales, appelées condylomes, sont à l’origine de cancers du col du l’utérus.  » Toutes ces verrues sont causées par différents sous-types de HPV. Il faut savoir qu’il en existe 120 et que chacun de nous est porteur sain de 7 sous-types en permanence « , souligne le Dr Penso-Assathiany. Pas de confusion cependant : les HPV responsables des verrues de peau n’entraînent pas de cancer cutané.

    6. Elles ne partent jamais toutes seules

    FAUX
    Une immunité locale peut se mettre en route et les faire partir. Au bout de six mois, on estime qu’un tiers des verrues aura disparu spontanément ; les deux tiers d’entre elles, au bout de deux ans. La patience est donc parfois la meilleure des solutions.

    C’est la raison pour laquelle le médecin peut, dans certains cas, proposer de ne pas traiter. A l’inverse, elle peut aussi nous ennuyer longtemps.  » Parce que le HPV peut se cacher et ne pas être repéré d’emblée par le système immunitaire. Mais une fois qu’il est décelé, les cellules de défense de la peau viennent faire leur travail et mettre dehors l’intrus « , explique le Dr Penso-Assathiany.

    7. Elles ont de profondes racines

    FAUX
    De nombreuses personnes pensent que les verrues plantaires ont des ramifications très profondes sous la peau et que, pour cette raison, les enlever est très douloureux…  » Non : la racine est une image, qui n’existe pas en réalité. La verrue est une tumeur bénigne très superficielle. Seule la myrmécie, à cause de la corne qui la recouvre, peut faire mal comme un durillon. Cette forme est très difficile à traiter mais reste superficielle « , explique le Dr Penso-Assathiany.

    8. C’est une maladie psychosomatique

    VRAI en partie
    Puisqu’on sait, comme pour de nombreux problèmes de santé, que le stress ou une fatigue intense affaiblissent le système immunitaire, donc favorisent l’installation du virus. A l’inverse, pour faire disparaître des verrues,  » la pensée magique peut avoir un effet sur elles, estime le Dr Penso-Assathiany. De nombreuses études montrent une action des endorphines sur notre système immunitaire « . Chez les enfants, une technique simple peut être essayée: leur faire dessiner leur verrue devenant de plus en plus petite. Parfois, cela suffit à la faire disparaître…

    9. Les guérisseurs peuvent en venir à bout

    VRAI parfois
    Guérisseurs, rebouteux…, les conjurations en tout genre ont parfois des résultats, c’est un constat, et l’effet placebo semble particulièrement efficace contre les verrues. Sans compter les remèdes de grand-mère. Certaines des plantes préconisées ont un effet caustique prouvé, qui permet de déloger la verrue, comme par exemple la sève de figuier ou la chélidoine ( » herbe à verrue « ), une mauvaise herbe dont il faut casser la tige et récupérer la sève pour l’appliquer sur la verrue. Autre méthode de grand-mère, la bave d’escargot. Concrètement, vous attrapez un escargot, vous attendez qu’il bave et vous le frottez sur la verrue… Les forums regorgent de témoignages positifs sur ce  » traitement « . Aucune preuve que ça marche, ni, si c’est le cas, d’explication sur le mode d’action. Sauf, peut-être encore, l’effet placebo…

    10. Aucun traitement médical ne marche

    VRAI et FAUX
    Une cinquantaine de traitements différents sont répertoriés par la littérature scientifique. Pour les deux les plus utilisés, l’azote liquide (on brûle la verrue avec une solution à – 196 °C appliquée au Coton- Tige ou avec un cryojet) et les pommades à base d’acide salicylique, comme la pommade Cochon® (application quotidienne puis décapage avec une lime à ongle), l’efficacité est la même sur le long terme, c’est-à-dire très variable selon les personnes !

    À ce jour, aucun traitement ne permet d’éradiquer le virus ; ils servent uniquement à détruire les lésions visibles, mais la récidive est fréquente.  » C’est la raison pour laquelle je ne suis pas favorable à des traitements trop agressifs « , souligne le Dr Penso-Assathiany.

    Dans un futur plus lointain, peut-être qu’un vaccin préventif verra le jour, semblable à celui utilisé contre le cancer du col de l’utérus chez les jeunes filles. Mais d’ici là, les verrues ont encore de beaux jours devant elles !

    Sophie Cousin

    Par l’équipe Ça m’intéresse

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