Verrue génitale — Wikipédia – Soigner une verrue


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Verrue génitales en zone périanale.

Une verrue génitaleaussi appelé condylomecondylomata acuminatacondylomes acuminésest une infection sexuellement transmissible (IST) extrêmement contagieuse due à certaines variantes du papillomavirus humain (HPV). Ces verrues peuvent se présenter comme des excroissances indolores touchant la peau ou les muqueuses des régions anale et/ou génitale. Leur aspect le plus fréquent les font surnommer crêtes de coqmais les lésions peuvent parfois être planes et même rester non visibles à l’œil nu.

Les verrues génitales sont les manifestations externes de cette infection, les plus faciles à remarquer. Les condylomes cutanés du type crêtes de coq ne se transforment qu’exceptionnellement en cancer car les types de papillomavirus (il en existe environ deux cents[1]) en cause sont faiblement oncogènes. Elles peuvent être causées par les formes 6, 11, 42, 44, 50, 53 et 83 [2] de cette infection, les formes 6 et 11 en étant responsables à plus de 90 %[3].

Les porteurs de ces formes développent donc rarement un cancer, qui est principalement causé par les formes 16 et 18 puis 31 et 33, le tabagisme ou un système immuno-déprimé (VIH, greffe…) étant des facteurs de risque aggravants[4].

un petit condylome (brun) sur un testicule

Le diagnostic se fait par observation des excroissances, par test à l’acide acétique (dont l’application fait blanchir temporairement les lésions), le frottis du col ou bien par une biopsie cutanée, et depuis plus récemment par biologie moléculaire (indiquée lorsque le frottis du col utérin ne permet pas de conclure formellement sur l’existence de lésions).

Le papillomavirus humain se transmet au cours de rapports sexuels (rapports bucco-génitaux compris [5],[6],[7] ) avec un partenaire infecté. Le HPV peut aussi se transmettre au cours de simples contacts cutanés directs ou même indirects ; par exemple avec des sex-toys infectés, avec des vêtements ou sous vêtements infectés, dans des saunas et lors de petites lésions des muqueuses ou lors d’irritations locales [8],[9] .

Les personnes immunodéprimés ou atteintes de maladies génitales inflammatoires, comme des leucorrhées, sont plus susceptibles de présenter des verrues génitales.

Pistolet de cryothérapie médicale, utilisé pour « brûler » les condylomes

Le traitement est local et peut faire appel :

Les preuves d’efficacité de l’imiquimod restent de faible qualité avec des risques de biais dans les études publiées (6 sur 10 ont été financées par les industriels)[11]. C’est à prendre en compte avec les effets indésirables associés et le choix parmi la palette de traitements disponibles.

Une surveillance prolongée est nécessaire afin de dépister toute récidive éventuelle.

Le Gardasil est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain[12],[13].

Le Cervarix est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain [12]

L’Agence européenne des médicaments aurait volontairement minimisé les conclusions d’un rapport sur les effets indésirables des vaccins contre le HPV [14],[15]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « Condylomes génitaux (verrues génitales) et Humain Papilloma Virus (HPV) », sur www.aly-abbara.com (consulté le 1er mai 2016)
  2. « Human Papilloma Virus (HPV) : caractéristiques des infections à HPV à bas risque et haut risque », sur www.aly-abbara.com (consulté le 1er mai 2016)
  3. « Verrues ano-génitales ou condylomes acuminés – Papillomavirus », sur Papillomavirus (consulté le 1er mai 2016)
  4. « Les condylomes acuminés », sur hpsj.fr
  5. Dominique Forget, « Les symptômes et personnes à risque des condylomes (verrues génitales) », (consulté le 19 décembre 2016).
  6. Dr. Albert Hauteville, « LE PAPILLOME BUCCAL ET HPV.Par le Dr.A.Hauteville.. », (consulté le 19 décembre 2016).
  7. « Condylome acuminé, condylome », sur santeweb.ch (consulté le 19 décembre 2016).
  8. « Les Condylomes, MST à Papilloma Virus Humain (HPV) », sur dermato INFO(consulté le 19 décembre 2016).
  9. « Condylome – Transmission, symptômes et traitement », sur Le journal des femmes(consulté le 19 décembre 2016).
  10. a et bDominique Forget, « Les traitements médicaux et approches complémentaires des condylomes (verrues génitales) », sur passeportSanté.net(consulté le 19 décembre 2016)
  11. Carlos F. Grillo-ArdilaEdith Angel-MüllerLuis C. Salazar-Díaz et Hernando G. Gaitán« Imiquimod for anogenital warts in non-immunocompromised adults », The Cochrane Database of Systematic Reviewsno 11,‎ CD010389 (ISSN 1469-493XPMID 25362229DOI 10.1002/14651858.CD010389.pub2lire en ligne, consulté le 9 avril 2019)
  12. a et bDominique Forget, « La prévention des condylomes (verrues génitales) », (consulté le 19 décembre 2016).
  13. « Les condylomes », sur Institut Pasteur (consulté le 1er mai 2016)
  14. Stéphane Foucart, « Vaccin contre les papillomavirus : les autorités européennes dans la tourmente », sur LeMonde.fr(consulté le 19 décembre 2016).
  15. Anne Xaillé, « Le vaccin contre les papillomavirus protégé par l’Agence européenne du médicament ? », sur Le journal des femmes(consulté le 19 décembre 2016).

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