Verrue (Vienne) — Wikipédia – Soigner une verrue


Verrue est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Verrue présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de champs ouverts.

Le terroir se compose[1]:

  • de sables verts pour 95 % et d’argilo pour un peu moins de 5 % sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du Bassin parisien
  • de champagnes ou aubues (ce sont des sols gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaires) pour moins de 1 % sur les autres collines.

En 2006, 58 % de la superficie de la commune était occupée par l’agriculture, 40 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 2 % par des zones construites et aménagées par l’homme (voirie)[2]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l’accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

La forêt privée représente, en 2007, 1 124 hectares soit 40 % du territoire communal[3]. Les espaces boisés (la moyenne sur la région Poitou-Charentes est de 15 %, et 29,2 % pour la France) sur le territoire communal contribuent à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d’eau,…) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d’une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et sur-exploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n’existait pas il y a 200 ans[4].

La forêt de Scévolles (cf. ci-dessous) recouvre en partie le territoire de la commune. C’est un massif forestier d’environ 5 000 hectares. Il est possible d’y faire de nombreuses randonnées balisées et découvrir la faune. Le nom de la forêt rappelle celui d’un poète français du XVIe siècle, ami de Ronsard : Scévole de Sainte-Marthe.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 4 km de cours d’eau. Comme pour l’ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s’ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en zone de répartition des eaux, où l’on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’eutrophisation[2].

63 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l’homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d’activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[6]le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Attestée sous la forme Verruca en 931.

Le nom a la même origine latine (verruca) que le mot verrue en langue standard. L’excroissance de la peau a pu développer un sens toponymique de « (petite) hauteur » ou « éminence »[7]. La situation locale permet cette explication.

Verruyes (Deux-Sèvres) a la même origine et la même signification ; mentionnée Verruca en 1041.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[8] En cours Roland Leboucher    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d’instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d’appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud’hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d’appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l’Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 395 habitants[Note 1]en augmentation de 1,8 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
526 620 623 619 667 677 686 727 972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
996 996 1 028 1 007 1 006 994 1 040 976 1 003
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
954 921 876 784 812 842 770 814 707
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
625 541 463 399 369 351 371 374 398
2016
395
Histogramme de l’évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 13 hab./km261 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Selon la direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[13]il n’y a plus que 21 exploitations agricoles en 2010 contre 33 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont toutefois stagné et sont passées de 1 433 hectares en 2000 à 1 444 hectares en 2010[13]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[14].

52 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 25 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 10 % pour le fourrage et 3 % restent en herbe. En 2000, 3 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[13].

Quatre exploitations en 2010 (contre sept en 2000) abritent un élevage de bovins (339 têtes en 2010 contre 470 têtes en 2000)[13].

Les élevages de caprins ont disparu au cours de cette décennie (126 têtes réparties sur 3 fermes)[13].Cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connue, en région Poitou-Charentes, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par six des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution des structures de production caprine a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite[15].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le Château de Purnon : Le château en tant que tel, les communs, les douves les terrasses et la grille d’entrée sont classés Monument Historique depuis 1995. Le portail de la cour d’honneur, le moulin Bijard et son enclos, les parcelles du potager, l’éolienne Bollée et son réservoir sont inscrits comme Monument Historique depuis 1992.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune contient deux zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [16]qui couvrent 68 % de la surface communale :

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l’Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[17]il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un frêne commun.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d’agriculture de Poitou-Charente – 2007
  2. a et bObservatoire Régional de l’Environnement de Poitou-Charente
  3. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente – 2007
  4. IFEN-BD CORINE Land Cover® 2006, toutes couches « Forêt », hors espace vert artificialisé non agricole
  5. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes – Poitou-Charentes Nature 2003
  6. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  7. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  8. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  9. L’organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui sur le site de l’École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee – Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. a b c d et eFiches communales 2000 – 2010 de la Vienne
  14. Agreste – Enquête Structure 2007
  15. Agreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005
  16. Secrétariat scientifique de l’inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  17. Poitou-Charentes Nature, 2000

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